jeudi 10 janvier 2013

Pacific Rim - Les Robots Géants au Cinéma (1ère Partie)

2013 s'annonce comme une bonne année cinématographique, faut l'avouer.

Outre Man Of Steel déjà évoqué dans un précédent post, on aura droit à une flopée de films assez alléchants cette année (Iron Man 3, Die Hard 5, The Last Stand, Robocop, Star Terk 2, World War Z,..)
Cependant, un métrage se détache du lot: la dernière création de Guillermo del Toro, à savoir Pacific Rim.



Pacific Rim? C'est quoi ça?
Un reportage sur l'océan du même nom?

Ben non. Sous ce titre bizarre se cache l'ultime folie du réalisation d'Hellboy qui semble être une ode aux bons vieux animés de robots géants de notre enfance et aux films de Kaiju (monstres géants japonais type Godzilla).

Alors, pourquoi ce film me titille autant et porte mon excitation au plus haut point?

Au Commencent 

Flashback sur la fin des années 70. Je devais avoir 6 ans je crois lorsque, au gré d'un zapping hasardeux, le poste TV s'arrête sur un programme télévisé qui allait me marquer: j'ai nommé Goldorak.
Et là, c'est le choc...



Comme des milliers de petites têtes blondes de l'époque, j'ai été immédiatement happé dans cet univers où des immenses colosses de fer se livraient des combats acharnés à coup de fulguro-poings et de cornofulgur.
Mais ça, j'y reviendrai un jour dans un autre post. Ne nous éloignons pas du sujet ;)

J'ai tout de suite trouvé le concept de robots géants pilotés par des héros charismatiques complètement génial. Le fait que les robots avaient forme humaine favorisait fortement l'empathie éprouvée par ces combattants d'acier lors de leurs joutes gladiatrices.
Je me suis toujours demandé pourquoi le cinéma ne s'était jamais trop intéressé à ce concept?

Peut-être les producteurs associaient-ils ce genre d'histoires au séries TV live japonaises style Bioman et sa version américanisée Power Rangers avec comédiens en costume et effet kitsch garanti?
Ou peut-être était-ce une question de budget? Trop cher à produire pour un résultat correct sur grand écran? Ou tout simplement était-ce une pure question culturelle?
Quoi qu'il en soit, à mon grand désarroi, les robots géants sont toujours restés les parents pauvres du cinéma d'action hollywoodien (ou autre, sauf erreur...).




Dans combien de métrages a-t-on en effet pu voir des robots géants avant la déferlante Transformers?
Nous avions eu droit à des films de S-F remplis de vaisseaux spatiaux, d'extra-terrestres, de super-héros ou encore de robots/androïdes de taille humaine mais pas de robots géants en vue...
Il fallait grater pour trouver quelque chose de convenable...

Il y avait bien des Godzillas où apparaissait un MechaGodzilla  mais bon...



Il fallait se contenter des séries TV japonaises où on y voyait des mecs en costumes de robots se battre contre des aut' mecs en costumes de monstres de l'esppppaaaacccceeee détruire des maquettes pas trop bien foutues après que les forces bleues, jaunes ou vertes se soient tortillés le cul en gesticulant comme pas possible.
Mais bon, ces séries ont leur charme...



Un film inédit chez nous tiré d'une série live de robots Super Robot Mach Baron (suite de Super Robot Red Baron) a été diffusée au cinéma en Espagne  sous le titre "Mazinger Z - El baron de las estreallas" (sans aucun lien de parenté avec la création de Go Nagai - mais bon, c'est plus vendeur de prendre le nom d'un robot célèbre pour distribuer un métrage tiré d'une série inconnue) et en Allemagne sous le titre "Roboter der Sterne".
Il s'agissait en fait d'une compilation d'épisodes de la série TV.
Remarquez la ressemblance physique entre Mach Baron (2ème photo) et Mazinger Z! Ce qui explique peut-être pourquoi Mach baron fut rebaptisé de la sorte par nos amis espagnols...






Ensuite, le robot géant était plus  utilisé comme un instrument pour provoquer le rire qu'il soit volontaire ou involontaire.
Nous pouvons citer notamment la fameuse robote femme de ménage de Spaceballs (1987) de Mel Brooks, un Transformer avant l'heure.


Le réalisateur italien de bis Luigi COZZI utilise aussi des robots géants représentant des menaces pour ses héros.
Tel est le cas de la robote amazone géante du délicieux et kitch  Starcrash de 1978 :



Ou encore en 1983 Hercule (avec ce bon vieux Lou Ferrigno) affrontant des bêtes mécaniques géantes:



Cependant, ce que j'ai toujours voulu voir, c'était une véritable baston de robots géants avec des effets spéciaux décents  qui y insuffleraient au moins un semblant de sens épique. Bien  évidemment, l'idéal pour moi aurait été d'avoir une production avec un bon scenar' mettant en scène un personnage principal charismatique (le pilote du robot) pour qu'on puisse s'y attacher.
Et il faudrait aussi de bons designs pour les mechas.
Si de même, on pouvait avoir un bon réalisateur avec un sens du découpage...

Charles et sa bande

Robot Jox

1987.
Je pense que j'ai lu pour la première fois la nouvelle de la mise en chantier d'un film appelé Robot Jox (ou Robojox, c'est selon) dans un numéro de l'Ecran Fantastique. Je me rappelle que c'était à la même époque que la sortie du premier Robocop. J'étais d'ailleurs plus excité à l'idée de voir ce Robot Jox que l'aventure du flic Alex Murphy (pourtant, avec le recul, quand on voit la différence de qualité des métrages, on ne peut pas dire que j'avais le nez fin!).
Robot Jox, c'est quoi, ça?





C'est une production "Empire" (la boîte de prod' de Charles Band) réalisée par Stuart Gordon (Ré-Animator) avec des acteurs inconnus (si ce n'est un caméo de Jeffery Combs) mettant en scène des... robots géants comme vous l'avez deviné ;)
Le magazine s'était rendu à l'époque sur le tournage et avait interviewé Stuart Gordon qui évoquait même (si ma mémoire ne me trahit pas!) la construction de robots géants grandeur nature!!!! Au final, seulement une partie des jambes des robots a été reproduite en taille réelle (Je me disais bien!).
Quoi qu'il en soit, ce film avait titillé mon imagination et je rêvais déjà d'une super-production comme la mecque du cinéma pouvait en produire avec gros effets spéciaux et actions en cascades.
Quelle ne fut pas ma déception d'apprendre qu'il s'agissait d'une série B (les mauvaises langues diraient même  Z)  au budget forcément réduit et qui n'aurait certainement pas les honneurs d'une sortie en salles chez nous.



En effet, le film sortit directement en vidéo et je le vis pour la première fois sur Canal+ en son temps.
Alors, c'était comment?
Ben, pas terrible malheureusement. Mais plaisant à regarder.
Le film comportait pas mal de longueurs, les personnages n'était pas charismatiques pour un sou mais le métrage était sauvé par ses agréables scènes de combats réalisées en Stop-Motion (avec fulguro-poings et attaques aux rayons laser) par le spécialiste David Allen. Voici un aperçu de la bête.



Nous avions donc enfin l'occasion d'avoir sur (petit) écran des batailles robotiques intéressantes.
Et par la suite alors?

Crash and Burn

On retrouva les mêmes types de robots en 1990 dans une seconde production Charles Band sous l'égide sa nouvelle société de production "Full Moon": Crash and Burn (ou aussi appelé Synthoïd 2030) réalisée par Mister Band lui-même. Le légende veut que Charles Band ait repris des séquences inutilisées de Robot Jox pour les insérer dans ce navet bas de gamme.
Le film est à nouveau sauvé par les quelques scènes en Stop-Motion de David Allen. Mais le design du robot est moins inspiré que dans Robot Jox.






Robot Wars

Charles Band toujours avec, en 1993, une nouvelle production "Full Moon": Robot Wars (d'Albert Band - de la famille de Charles?) appelée aussi Robot Jox 2 pour d'évidentes raisons mercantiles, le métrage n'ayant aucun lien narratif avec le film de Stuart Gordon. Encore une fois, nous avons à faire à un petit budget. Le film est donc dans la lignée de Robot Jox avec toujours des scènes de combat sympathiquement réalisées. La bande-annonce donne envie en tout cas malgré le concept hideux des mechas.

On dirait une pochette d'un jeu Atari des années 80!





Robot Warriors

En 1997, sur une idée de Stuart Gordon et Michael Berlin arrive Robo Warriors réalisé par l'inconnu Ian Berry avec en vedette James Remar (le père de Dexter dans la série éponyme). Le film est facilement visible sur le net.
Le design des robots est cool. Le plus incroyable est que, suivant les photos de production, il apparaît que le robot a été construit grandeur nature! Un peu comme le King Kong géant qui fut construit en 1976 pour la production de Dino De Laurentiis. A la fin du tournage aux Philippines, le robot a d'ailleurs été laissé sur place et  est, semble-t-il, devenu une attraction touristique. 




Etonnement, le film se laisse regarder et est même agréable! Nous avons droit à deux bons combats de robots.
Même s'il s'agit de gars en costume, les effets spéciaux sont suffisamment convaincants pour emporter l'adhesion.
Cependant, le film souffre toujours de défauts inhérents à ce genre de production (scénario banal, longueurs, manque de budget...)





Dans le prochain post: Toujours plus de robots! Un petit tour d'horizon au pays du Soleil Levant!

Par la suite: Encore des Robots! Michael Bay! Des inédits! Encore du navet (vous en reprendriez bien une louche?) ! 







samedi 5 janvier 2013

Man Of Steel - Supes's back!!!!

L'année 2013 s'annonce... Super! (Aarff le jeu de mot bien pourri ;)



Ça y est, nous y sommes bientôt.

Le compte à rebours s'est mis en branle depuis quelques semaines déjà.

Ça a commencé par une presentation faite au dernier Comic-Con où a été projetée une bande-annonce leakée quelques heures plus tard sur le net.



Puis, il y a de cela trois semaines, nous avions eu droit à un poster puis une superbe bande-annonce officielle. 



Maintenant, nous avons eu droit à une nouvelle photo officielle.

Henry Cavill


On y est bientôt.

Mais de quoi ça cause exactement Man of Steel?

Pour ceux qui n'auraient pas compris, il s'agit du nouveau film consacré au plus grand des super- héros, à savoir Superman!

Pourquoi donc ce film est attendu aussi fébrilement?

Pour comprendre cela, il faut remonter quelques années plus tôt lorsque Superman tire sa révérence au cinéma avec le non moins décevant Superman IV: Le face-à-face de Sidney J. Furie.



C'était la fin de l'aire "Christopher Reeve" et celle du Donnerverse pensait-on.

Donnerverse? Kesako? C'est le nom donné par les fans à l'univers des films Superman tel qu'imaginé et créé en 1978 par le réalisateur du premier Superman, Richard Donner (les Armes Fatales, The Omen, Bloc 16...).

Pendant plus de 20 ans, l'idée d'une suite/reboot/remake passe de mains en mains et fait partie d'un des plus célèbre "Development Hell" qu'a connu Hollywood jusqu'à ce que le projet aboutisse finalement à Bryan Singer (Usual Suspects, les deux premiers X-Men et le prochain d'ailleurs,...).

Depuis, Superman avait perdu de sa "cool-attitude" et était devenu quelque peu ringard. Il se trimbalait l'image d'un grand dadais.
Quand vous évoquiez Superman, on vous répondait toujours le même rengaine: "Pfff. Superman? Il est trop puissant. Il est trop gentil. C'est pas comme Batman." "Qui veut encore voir un mec en collant blue avec une cape rouge? C'est pas comme Batman."
D'ailleurs, c'est à se demander si la Warner y croyait encore: Dans Lois & Clark, Superman était devenu un personnage secondaire et dans Smallville, il n'est jamais apparu à l'écran si ce n'est dans les 10 dernières minutes du final (et encore, faut voir comment il était filmé).



Entre deux, Supes fait son petit bout de chemin sur les écrans cathodiques avec les séries live de Superboy (hurrg... à déconseiller fortement), Lois & Clark (à voir notamment pour l'excellente alchimie entre Dean Cain et Teri Hatcher) et Smallville (série ô combien critiquée pour son côté répétitif mais pourtant elle vaut vraiment le coup d'oeil notamment pour quelques épisodes de bon cru tout au long de ses dix saisons) de même que diverses séries animées (Superman: The Animated Serie, Justice League, ...)

Tous les espoirs étaient permis puisque Bryan Singer est un réalisateur de talent qui a prouvé à diverses reprises sa capacité de mettre en image de manière intelligente les aventures de super-héros.
Ce film allait-il enfin redorer le blason sur grand écran à un héros qui était quelque peu devenu en désuétude?

Pour son Superman Returns, Singer fait le choix de Brandon Routh pour incarner l'homme d'acier dont la ressemblance à Christopher Reeve n'a rien de fortuite puisque ce Superman Returns se situe dans le Donnerverse et fait en quelque sorte suite aux deux premiers Superman tout en oubliant les épisodes 3 et 4.



C'est dire si, au bout de 20 ans, l'attente des fans du monde entier était fébrile...

Cependant, le film fut accueilli froidement et eu un succès mitigé (200.000.000 $ au box-office US, c'est correct mais trop peu pour un film de cette envergure).

La faute peut-être à un scenario bancal, pingre du côté action,  qui reprend la formule du premier Superman et qui met en retrait son héros principal.
Superman y apparaît d'ailleurs faible (voir son "combat" contre les sbires de Luthor) et Brandon Routh manque de magnificence dans le rôle principal.
D'autre part, l'idée du fils de Superman m'a laissé dubitatif et a été plus une source d'emmerdements pour les scénaristes chargés à un moment de plancher sur une suite...
Cependant, le film reste plaisant à regarder et s'avère un  honnête divertissement ponctué d'excellentes séquences (la scène du sauvetage de l'avion notamment).



Suite à cette déception, il était à craindre que Superman ne retombe dans les limbes d'un nouveau "Development Hell" alors que ses petits copains (Batman, Spider-Man, The Avengers, ...) s'octroyaient une place au soleil du Box-Office mondial.

C'était sans compter sur Christopher Nolan et David Goyer (la trilogie The Dark Knight) qui, apparemment, ont trouvé une approche suffisamment neuve et originale pour donner le feu vert à un nouveau métrage consacré à l'homme de Demain.
Le projet se met en place assez rapidement: Zach Snyder marque son accord pour mettre en image ce Man Of Steel, séduit par le concept de Nolan et Goyer et le casting commence.

Henry Cavill est choisi pour interpréter le double rôle de Clark Kent/Superman, Amy Adams pour Lois Lane, Kevin Costner pour Jonathan  Kent, Russell Crowe pour Jor-El, Laurence Fishburne pour Perry Withe, Diane Lane pour Martha Kent et Michael Shannon pour Zod.

Avec un excellent casting, un réalisateur de qualité et un producteur avisé, ce Man of steel s'annonce tout simplement comme la bombe de 2013 !

Les premières images diffusées ont enflammé le web et laisse augurer une vision de Superman totalement inédite et de toute beauté dans la lignée de Batman Begins.



Ce film pourra-t-il enfin faire de nouveau de Superman une icone forte et puissante, un immanquable dans la production cinématographique super-héroïque ? Tout semble le laisser croire en tout cas.

Warner Bros mise gros sur ce coup et si le film se vautre, il y a de fortes chances pour que Supes retourne dans sa Forteresse de la Solitude pour quelques années encore...





Ce film lancera-t-il de même un Justice League movie qui reprendrait Superman, Batman, Flash, Wonder Woman et Green Lantern? La Warner qui n'est pas restée insensible aux chiffres engendrés ar The Avengers y croit dur comme fer.

Le TV film Justice League of America de 1997

Il ne reste plus qu'à attendre juin 2013 pour juger sur pièces.








Pour commencer...


Bonjour!

Bienvenu sur mon blog!

Pourquoi créer un blog? Bonne question.... Peut-être pour faire un peu comme tout le monde, suivre la mode, voire un peu où cela va me mener...

Mais dis donc, de quoi qui cause ce blog?

Ben, en fait, d'un peu de tout ce qui me plait (comme la plupart des blogueurs en fait,)

J'espère qu'une vous prendrez plaisir à lire ce blog au fur et à mesure des posts.

N'hésitez pas à commenter mais soyez quelque peu indulgent dans la mesure où je débute...

Bonne lecture à tous ,)